Voyages & Découvertes

L’école de la vie

jeudi 26 avril 2007 par Mardaga Nazaré

Quand la mort et son triste silence couvrent les cris muets de la souffrance,
Quand les trains vomissent sans cesse des centaines de corps sans âmes,
Quand on a pour tout horizon les clôtures électriques et pour seul ciel une longue traînée noire,
Quand l’homme perd ses vêtements et sa dignité,
Quand on lui vole ses biens, son nom et son passé,
Quand la pourriture envahit sa chair jusqu’au cœur,
Quand la faim creuse les joues des squelettes creusant les fosses communes,
Quand la neige qui tombe masque les larmes qui tombent dans le sang,
Quand l’appel de la mort se fait attendre dans la nuit,
Quand on fait le chemin pour la dernière fois,
Quand un numéro rayé de la liste part en fumée,

Les existences gâchées, éclaboussées de sang,
Meurent sous la cinglante fureur de l’épouvante.
La pénible réalité chasse les songes d’enfants,
L’effroi redouté achève le sourire dans sa lente
Agonie et des larmes coulent, étouffant
Un monde trahi par les faiblesses des hommes.

Alors, l’espérance hurle de toutes ses forces ;
Alors, on se rassemble par-delà les frontières et les langues ;
Alors, on s’offre des mondes d’espoir et de rêves ;
Alors, on attend l’avenir, la fin du cauchemar ;
Alors, on se bat en cachette pour s’entraider, coûte que coûte ;
Alors, on donne tout, à commencer par l’amitié ;
Alors, on partage le peu qu’on a pour celui qui n’a plus ;
Alors, on reprend courage et confiance en soi ;
Alors, on attend la fin de la nuit

Et on s’accroche à la vie.


JPEG - 56.2 ko
Sculpture de Nazaré Mardaga

Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 445 / 41398

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Arts & Culture  Suivre la vie du site Coin poésie   ?

[

Site réalisé avec SPIP 3.0.20 + AHUNTSIC

] [ [

Creative Commons License

] ]